*143* (L'histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 15:29

Blog de chrystale02 : Destins liés, *143*

C'était une petite épicerie, avec les produits de base nécessaire à l'alimentation, point barre. Il y avait déjà deux femmes, une vieille avec une teinture violette abominable qui essayait de se fringuer comme une jeune et une jeune fringuée comme une vieille.

Vu la tête qu'a fait ma grand-mère en les voyant, elle ne devait pas les porter dans son cœur. Je compris vite pourquoi en écoutant leur conversation.



Femme aux cheveux violets : Ma chère Agathe, je vous assure que pour moi tous ces actes ne peuvent être que d'une seule personne que nous connaissons tous.

Agathe : Oui, Thérèse, tu dois avoir raison... Depuis le temps qu'on la soupçonne, elle serait enfin passée à l'acte ?

Thérèse : Oui, tous ces actes ne sont que pure sorcellerie, c'est moi qui vous le dit ! Ah, autrefois, cela ne serait pas passé comme ça... Elle serait déjà sur le bûcher, la petite Elsa Vyvyane !!!

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*144* (L'histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 15:32

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En entendant ces mots, je me suis retenu de les frapper. C'est ma grand-mère qui m'a attrapé par le bras et sorti du magasin sans rien dire, avant d'aller s'asseoir sur un banc de la place.

Maelwenne : Ah, Thérèse Desquaires, quelle vieille harpie. Déjà petite, elle aimait cracher son venin sur les gens. Je lui tirais les cheveux dès que je la voyais tant elle m'exaspérait... C'était le bon temps.

Gaëtan : Mais quelles langues de pute...!

Maelwenne : Ton langage, Gaëtan, surveille ton langage ! Je peux comprendre que cela t'énerve, mais ne prends pas attention à ces ragots. Ce sont juste des âneries.

Gaëtan : Peut-être, mais tu paries combien qu'à Ploumanac y'en a beaucoup pour qui ce ne sont pas que des conn...âneries ?!

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*145* (L'histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 15:36

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Et j'avais raison. A l'école, par exemple, les ragots ont commencé à aller bon train.

Même s'il ne se passait plus rien depuis quelques jours, les rumeurs allaient en s'amplifiant. Et beaucoup ont établi un rapport entre Elsa et ces actes de vandalisme.

Une fille expliquait à une autre, par exemple, hier, que tout ceci était une préparation pour une messe noire.

N'importe quoi. Pas besoin de faire de la sorcellerie pour tracer des croix sur des portes. Bon, ça viendrait pas à l'esprit de tout le monde, et faudrait avoir un grain pour tuer des animaux comme ça, mais pas besoin de s'appeler Harry Potter.

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*146* (L'histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 15:37

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Le truc qui m'étonnait le plus, c'était de voir à quel point la bande de Thomas se tenait tranquille. A leur place, j'aurais sauté sur l'occasion pour enfoncer Elsa encore plus, l'accusant directement.

Or, ils ne bougeaient pratiquement jamais de leur coin dans le préau, se contentant de me regarder quand je passais devant eux avec un petit sourire ironique.

Méfie toi de l'eau qui dort, dit l'adage.

Une autre qui ne faisait rien, c'était la principale concernée : Elsa. A l'école, même si tout le monde la regardait encore plus bizarrement qu'avant, elle s'en foutait. Seule sur son banc, perdue dans ses pensées, elle ne semblait pas faire attention au monde qui l'entourait. Depuis quelques semaines déjà, elle semblait troublée par quelque chose dont elle ne voulait pas me parler.

Cela n'avait pour moi rien à voir avec les évènements actuels. Si elle restait insensible aux rumeurs, c'était sans doute parce qu'elle en avait déjà l'habitude, et qu'elle avait autre chose à penser. Après, va savoir quoi...

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*147* (L'histoire) posté le dimanche 28 octobre 2007 15:44

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En plus, le mauvais temps n'arrangeait pas les choses. La nuit tombait très tôt, les gens restaient terrés chez eux.

Il pleuvait, il y avait de la brume, du brouillard, bref, ambiance trop glauque quoi.

Et il faisait un froid de canard. Je vous jure, j'ai même pu allumer la cheminée chez ma grand-mère ! Alors qu'on était fin septembre. Y'a plus de saisons...

Un temps parfait pour les films d'horreur. Un temps parfait pour installer un climat de terreur. Et c'est ce qui se passait, les gens ici qui vivent en entretenant les traditions sont très influençables. Un rien les panique. Celui qui avait commis ces actes de vandalisme le savait très bien...

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